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Interview : Gaëlle Prigent, Théâtre équestre de la Pommeraye

Gaëlle Prigent, Présidente de l’association qui gère le Théâtre équestre de la Pommeraye en Normandie a suivi notre formation sécurité des spectacles en avril dernier. L’occasion pour nous de l’interroger sur la réouverture du théâtre, sur son parcours et sur ce que lui a apporté notre formation.

Gaëlle, pouvez-vous présenter votre activité et les raisons pour lesquelles vous suivez notre formation sécurité des spectacles ?

Je viens faire la formation pour une compagnie de spectacles, La Cie l’Art est cabré, que je préside et qui vient d’acheter un théâtre équestre en Normandie. En juillet prochain, nous allons réouvrir le théâtre équestre de la Pommeraye, lieu que nous souhaitons novateur et qui allie les arts équestres aux arts du spectacle vivant. Ci-dessous, photo du spectacle “Pour un tour de taille”, vaudeville que la Cie proposera pour l’ouverture du théâtre cet été et qui a remporté grand succès au haras national d’Hennebont l’an dernier.

Au travers des spectacles et des manifestations que nous programmerons, nous voulons diffuser des messages collectifs et de solidarité à un large public. J’ai créé dans le même esprit l’association Lann Azen à côté de Vannes (56) et compte bien à l’avenir en faire un lieu de spectacles vivants.

Dans le cadre de la réouverture du théâtre équestre de la Pommeraye, nous avons réussi à financer – avec le soutien de la DRAC et la mise en place d’un financement participatif sur Ulule – notre formation pour l’obtention de la licence d’entrepreneur de spectacles. Grâce aux nombreux soutiens recueillis lors de cette campagne participative, nous allons pouvoir remettre toute notre structure aux normes (sanitaires, électricité,…) avant ouverture au public. Photo du théâtre équestre situé en Suisse Normande ci-dessous.

Dites-nous en plus sur votre parcours ?

Psychologue clinicienne de formation, je travaille à Lann Azen, ferme thérapeutique et artistique en création. J’ai une passion pour l’art et les chevaux, que j’ai maintenue parallèlement à mes activités de soignante. J’ai travaillé plusieurs années dans le spectacle équestre, pour Bartabas notamment. J’ai pu concilier les deux, mon métier et ma passion, ce qui relevait un peu du grand écart. Pour ma part, j’estime que tout soignant devrait avoir une activité créatrice pour maintenir son écoute et sa disponibilité. Ci-dessous, au sein de la vieille ferme de Lescouëdec dans le Morbihan avec Gaëlle à gauche.

Au fur et à mesure des rencontres et des projets, j’ai pris des responsabilités et je suis devenue présidente d’une compagnie de spectacles. L’ouverture d’un lieu a été une opportunité à saisir, l’occasion de s’exprimer et de faire passer les messages à notre façon.

Notre formation a –t’elle conforté ou changé votre regard sur les questions de sécurité du public ?

Cette formation sécurité des spectacles a été l’occasion de passer derrière le rideau et de voir les responsabilités qui sont liées à l’accueil du public. Je me rendais bien compte, pour avoir accompagné Bartabas en tournée, de l’ampleur du travail et des responsabilités que cela impliquait. Mais la découverte concrète, grâce au stage, de tout ce que comprend l’accueil du public, force encore plus mon respect pour ceux qui, comme lui, portent en même temps la direction artistique et la responsabilité juridique d’un lieu de spectacle vivant.

Quelle est l’information dans notre formation qui vous a le plus surpris ?

C’est la question du risque sur les échelles au sens du Code du travail. J’ai été surprise d’apprendre qu’une échelle n’est pas considérée comme un poste de travail, ou alors dans des cas exceptionnels.

Suite à notre formation, vous sentez-vous mieux outillée concernant la sécurité de votre lieu ?

J’ai l’impression d’avoir gagné en autonomie, en pouvant accéder directement aux renseignements sur toutes ces questions. C’est une logique à prendre, une façon de raisonner. Avec cette formation, en 5 jours, on a bien fait la gymnastique ! En tant que Présidente et donc responsable, je préfère m’occuper personnellement de la gestion des risques. Cela fait écho à mon métier de soignante, c’est une façon de prendre soin de la santé de chacun, de ses collègues, du public.

Une dernière information pour conclure ?

Nous recherchons des soutiens et des bénévoles. Avis aux personnes qui souhaiteraient nous rejoindre et développer le projet avec nous ! Nous accueillons volontiers des bénévoles en séjour de woofing.

Merci Gaëlle d’avoir répondu à nos questions.

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